Les difficultés des autorités et de la DEA pour établir des identités et frapper des structures ont été patentes.
Même si on raconte que Gilberto a fait «ses débuts» au sein d'une bande appelée.
87 La désarticulation des grands cartels 88L'emprisonnement d'Escobar en 1991, se présente davantage comme une idée brillante du capo pour assurer sa sécurité, que comme une stratégie officielle de l'Etat et du gouvernement colombiens pour l'amener à se soumettre.Le Département d'Etat des Etats-Unis et le procureur Janet Reno ont remis en question ce procédé.Miguel Rodriguez présente comme relevant d'un seul et même groupe celui qu'il conforme avec son frère Gilberto, Santacruz et Herrera, avant que d'attribuer une identité propre aux restants.De plus, la participation de la guérilla et des paramilitaires dans le commerce semble obéir à d'autres formes d'organisation qui sont encore à étudier.93En guise de réponse, le gouvernement a adopté toutes les mesures exigées par Washington.Auparavant, la DEA avait dit du même Urdinola qu'il n'était qu'un subordonné de son beau-frère Arcangel Henao Montoya et ensuite de Orlando Henao Montoya.Une peine légère a été prononcée contre Ochoa (finalement scindée par une liberté concédée de manière indue par un juge, pour éviter le danger d'être extradé aux Etats-Unis).
57A rencontres célibataires bordeaux cette époque, l'annonce d'une politique dite de soumission comptait avec un soutien interne important.
Les frères Rodriguez Orejuela et ses plus proches alliés ont été condamnés et de nouvelles enquêtes sont en cours.D'autres capos ont essayé de diverses manières d'entamer une négociation directe, en vue de la reddition, avec la DEA et les autorités nord-américaines.Seul le «clan des frères Ochoa» a réussi à maintenir une certaine distance et neutralité - même si certains de ses membres ont été séquestrés et assassinés par des membres du bureau.8On peut, bien entendu, repérer des similitudes entre la mafia italienne et les narco-trafiquants colombiens.Ainsi, c'est en tant qu'investisseurs que les frères Rodriguez Orejuela ont essayé de pénétrer le monde légal du capital.Nous caractériserons ces cartels en analysant l'origine sociale de leurs membres, la stratégie d'entreprise développée, la relation avec les autorités et le monde politique ainsi que les stratégies visant le contrôle et la survie du commerce.Sans participer directement dans la vie politique, ils ont su acheter efficacement le soutien parlementaire et gouvernemental en finançant des campagnes électorales et en assurant le paiement de tout type de services.




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